Le 1er Mai 2013 – Fête des travailleurs (ses), le Mouvement marocain du 20 Février Paris/Ile de France exige la libération des prisonnier(e)s politiques au Maroc
Le 1er mai de cette année arrive en plein situation de luttes et de crise, de plus en plus intenses sur tous les fronts, au Maroc et ailleurs. Partout dans le monde, des combats contre le règne du Capital sont en marche.
Au Maroc, le vent de changement, qui a soufflé sur le pays depuis le 20 février 2011, a mis le pouvoir en difficulté manifeste. Un mouvement populaire, fut né à cette date-là, pour un changement réel, profond, et universel, pour une réelle démocratie, une égalité homme/femme, une justice sociale et une dignité humaine.
Le régime marocain, fidèle à ses pratiques occultes, a recouru à des manœuvres politiques pour contenir cet élan révolutionnaire : maquillage constitutionnel de 2011, concessions circonstancielles sous la pression du mouvement du 20 Février, phagocytage d’un gouvernement, désormais, aux ordres du palais, la répression méthodiques des manifestations pacifiques et légitimes, et emprisonnements arbitraires.
Au 1er mai 2013, sur le plan économique, le pays subit de plein fouet une crise sans précédent, mais dont le gouvernement profite pour remettre en cause tous les acquis des luttes populaires, accomplies avec du sang et des années d’emprisonnement. En conséquence, le peuple marocain s’est soulevé pour dire STOP. Pour sa part, le Makhzen a réagi, comme à l’accoutumée, par l’emprisonnement des dizaines de militant(e)s, des luttes sociales, politiques, culturelles, syndicales, etc. sans oublier les centaines de militant(e)s du mouvement du 20 Février.
Dans la foulée de ce mouvement populaire, la lutte syndicale était de partie pour défendre les droits syndicaux et pour l’émancipation des travailleur(euse)s. La bureaucratie syndicale réactionnaire, liée au régime, usa de toutes les manœuvres dilatoires pour brider l’élan libérateur au sein des syndicats.
Malgré la répression et la vengeance systématique contre les militant(e)s du mouvement du 20 Février, du mouvement ouvrier et syndical, des militant(e)s des droits humains, etc. les luttes se sont amplifiées et intensifiées. Des luttes pour le logement à Casablanca, contre le chômage au Rif, en passant par ceux pour l’accès à tou(te)s aux soins jusqu’à ceux contre l’absolutisme politique.
Il va sans dire, que le mouvement du 20 février a ouvert une brèche vers l’émancipation politique, économique et sociale que le régime en place à beaucoup de mal à refermer malgré tous ses moyens de répression étatique.
Par ce communiqué :
• Nous affirmons que le combat contre l’exploitation des travailleur(euse)s et du peuple marocain dans sa globalité, passera nécessairement par une lutte frontale contre la classe dominante au Maroc.
• Nous réclamons l’abrogation de l’article 288 du code pénal qui réprime le droit de grève en dépit de la garantie offerte par la constitution octroyée.
• Nous soutenons toutes les luttes en cours de la classe ouvrière contre l’alliance du patronat, du pouvoir et les bureaucraties en places.
• Nous réaffirmons notre attachement aux revendications du Mouvement du 20 février et la libération de tout(e)s les prisonnier(e)s politiques et d’opinion au Maroc.
• Nous donnons rendez-vous aux Marocaines et aux Marocains à la fête des travailleur(euse)s le 1er Mai 2013 à 14h à Paris de la place de la Bastille, en direction de la place de la Nation. Le RDV vous est donné à la sortie rue de la Roquette.
Contact :
Téléphone : 0763090105
E-Mail : mvt20fevrierparisidf@gmail.com
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